*Heeeey ! :')
Wie geht's euch ?
Raaah, je me sens bien c'soir ^^
Allez donc savoir pourquoi ><"
Quand je vois vos comms et ceux qui sont sur le fo' de Nok'
je saute au plafond et je lèche l'ampoule de mon halogène 8'D *out*
Je suis trop happy que ça vous plaise, et encore plusse que vous compreniez rien XD
Non mais sérieux, c'est fait exprès hein. Paniquez pas :'D Enfait, tout est fait exprès dans cette fic u_u
C'en est carrément déroutant o_o
Le 1ooo Hotels Tour (quel nom pourrave, bordel XD) commence lundi. Soit aujourd'hui depuis une demi-heure >< Et on saura enfin si Gusti's tatoo est un fake *prie pour que oui, sinon c'est la cata chez les pingouins*
'Et même que. . .' les twins vont se prendre dans les couchettes du Tour Buuus *BAFF*
Et les G dans le lounge ! *SCHBAFF*
Bwahaha. Le Yaoi vaincra. Un point c'est tout 8'D
*part se cacher*
*revient pour vous filer la suite*
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Le lendemain matin au petit-déjeuner, les deux G étaient étonnamment silencieux. Bill gardait la tête baissée sur sa tartine de confiture, léchant les côtés du pain du bout de la langue, et Tom évitait rageusement son regard. Bill pouvait sentir que son frère était en colère. Il pouvait presque sentir son pouls nerveux filer à travers sa carotide et avait honte, quelque part, de ce qui s'était passé la veille – non pas que Tom ait sans aucune gêne jouit devant lui, mais de sa propre réaction, puérile et irréfléchie. Georg se racla la gorge entre deux gorgées de café et déposa sa tasse fumante sur le bord de la table.
- Alors, sinon vous avez bien dormi ? demanda-t-il en passant sa langue entre ses dents et la muqueuse de sa lèvre supérieure.
- Pourquoi tu dis sinon ? répliqua Bill, sur la défensive. Sinon quoi ?
- Je disais sinon pour commencer la conversation, dit Georg en haussant les sourcils. Pourquoi, vous avez fait quelque chose cette nuit dont vous n'avez pas parlé ?
Son ton était moqueur et il était clair qu'il ne savait rien de ce qui s'était passé. Pourtant le c½ur de Bill se mit à battre plus vite que Bill ne l'aurait voulu et il se sentit rougir violemment. Gustav se pencha sur lui et vola la tasse de Georg du bout des doigts, portant ses lèvres sur le bord. Georg râla en relevant vaguement les yeux de son magazine mais ne broncha pas plus. Tom jeta un regard à Bill et leurs yeux similaires se rencontrèrent une demi-seconde. Le silence s'imposa, lourd et presque trop bruyant – on entendait les assiettes s'entrechoquer en cuisine, et quelques éclats de voix parvenaient du hall. Bill n'était pas à l'aise, ce qui ne lui était pas habituel.
- Les gars, vous voulez faire du shopping cet après-midi ? demanda Bill en passant sa main dans ses cheveux.
- Du shopping ? répéta Gustav en faisant tourner la tasse entre ses mains. Je pensais plutôt aller au studio et...
- Et répéter, compléta Georg en roulant des yeux. Tu veux tout le temps répéter. Je sens même plus mes doigts avec tes conneries de répétitions moi.
- Je disais ça comme ça, répliqua Gustav.
Georg lui arracha la tasse des mains et lui lança un regard qui se voulait noir mais qui parut très étrange à Bill. Il avait clairement eu l'impression que Georg venait de mater Gustav.
- Bref, je disais donc, allons faire du shopping, reprit-il en secouant la tête.
- Je ne vais nulle part, lança Tom sans le regarder.
- Pourquoi ?
- Devine.
Gustav qui tendait la main pour tirer une mèche de cheveux de Georg pour la seconde fois, s'arrêta dans son mouvement et regarda tour à tour les deux jumeaux, suspicieux.
- Oh, vous deux, ça a pas l'air d'aller. Il s'est passé quelque chose.
- Quelle perspicacité, remarqua Georg en levant les yeux au ciel.
Gustav rosit, du moins Bill était sûr d'avoir vu ses joues s'échauffer et son regard se baisser avec hâte. Il fronça les sourcils.
- Tom, tu vas m'en vouloir longtemps ? demanda-t-il d'une petite voix.
- Assez longtemps pour que tu me supplies à genoux de te pardonner. A genoux, tu vois ce que je veux dire.
Bill toussa bruyamment et frappa la table de son poing, virant à l'écrevisse. Aucun des deux G qui se trouvaient de chaque côté de lui ne fit un geste pour l'aider à respirer. Tom ricana et croqua dans un Brot. Il fixait à présent Bill de tous ses yeux, cherchant même son regard. Bill, encore rouge, portant sa main à sa propre joue et la tâtant, constata que sa peau brûlait littéralement.
- Tom, je suis désolé ok ? C'est bon, arrête.
Sa voix aussi tremblait. Tom pencha sa tête sur le côté et une de ses dreads glissa contre son visage, Bill se sentit plonger dans un gouffre. Les deux G les ignoraient parfaitement, comme s'ils n'osaient pas interrompre leur petit jeu. Bill leur jeta un regard suppliant, mais ils ne levèrent même pas la tête. Tom releva le menton et le défia presque du regard. Du moins c'est comme ça que le prit Bill.
- D'accord, d'accord. Mais tu verras, tu me supplieras... à genoux.
- Tom ! cria Bill d'une voix trop aigüe.
- Bill, la ferme.
Comme un coup de fouet, cette phrase frappa Bill de face, et il se tut instantanément. Les yeux de son frère lançaient des éclairs, il n'avait pas d'échappatoire : les affronter était plus destructeur qu'une piqûre de guêpe. Il se leva, marcha jusqu'à l'ascenseur et appuya fortement sur le bouton, son souffle était rapide et rauque. La porte coulissante s'effaça et il entra dans la petite pièce sans hésitation, observant ses pics noirs et parfaitement dressés sur son crâne dans le grand miroir recouvrant tout un côté du gros appareil. Avant que la porte ne se soit tout à fait refermée, un pied, enfermé dans une grosse basket blanche Nike, la bloqua et elle s'ouvrit toute entière de nouveau. Tom leva les yeux sur Bill, faisant glisser son regard de sous sa ceinture jusqu'à ses yeux. Il fit deux pas en avant et la porte se referma tout juste derrière lui. Pour Bill, Tom venait de le prendre au piège.
*
Bill avait de plus en plus chaud, appuyé contre une des parois de l'ascenseur. Pourquoi, ô grand pourquoi devait-il monter jusqu'au huitième étage ?! Il hésitait à jeter des regards en coin à son frère, parce que celui-ci justement, ne le quittait pas des yeux. Il se racla plusieurs fois la gorge, Bill tourna la tête vers lui et leurs regards s'entrechoquèrent. Tom plissa les yeux et Bill se sentit fondre : bientôt il ne serait plus maître de ses mouvements.
- Hier soir, c'était une humiliation.
- Il n'y avait que toi et moi, railla Bill en roulant des yeux.
Il avait l'impression que l'espace dans lequel ils étaient n'était pas assez grand pour eux deux. Il se rappela qu'il avait passé huit mois et demi entièrement collé à son frère et se sentit ridicule.
- Et alors ? rétorqua Tom d'un air énervé. Je préfère être humilié devant n'importe qui que de l'être devant toi.
Bill se sentit tout attendri.
- Parce que toi tu serais bien capable de me le rappeler dans dix ans.
- Tom, t'es con... souffla Bill.
- Maintenant on doit redevenir quittes, dit Tom après quelques secondes de silence.
- Si tu insinues que je vais être obligé de...
- Oui, j'insinue bien ça oui.
Bill déglutit et eut l'impression d'avaler une enclume tombant directement dans son estomac déjà malmené par la présence de son jumeau. Bill avait l'impression que Tom se rapprochait de lui au fur et à mesure que l'ascenseur gravissait les étages. Bill observa le numéro des étages défiler, espérant accélérer l'ascension de l'appareil avec son regard. Tom se pencha soudain en avant et frappa un gros bouton rouge, la petite pièce s'immobilisa et Bill dût s'accrocher aux parois pour ne pas tomber.
- Qu'est-ce que tu fous ? s'écria-t-il en fronçant les sourcils, bras et jambes écartés.
- Retires ton pantalon.
- T'es malade ?
- Retire ce putain de pantalon, ordonna Tom l'air sérieux.
Bill, comme animé par une force invisible, porta ses deux mains à sa ceinture et la déboucla à la va-vite, se retrouvant bientôt le jean baissé aux chevilles. Tom lui demanda s'il était prêt, Bill répondit que oui sans avoir aucune idée de ce que son frère allait l'obliger à faire. Mais quoi que cela pouvait être, Bill avait comme le pressentiment qu'il obéirait sans discuter. Quelque part, il avait presque envie d'obéir à Tom, juste d'avoir ce sentiment d'être dominé. Surtout si c'était Tom qui dominait. Tom se pencha, posa un genou sur le tapis de l'ascenseur et retira entièrement son pantalon à Bill, prenant ses deux pieds l'un après l'autre et les soulevant pour faire coulisser le jean sur le plancher. Il se redressa le jean dans les bras, Bill sentit qu'il caressait sa cuisse au passage et tout son corps frissonna, puis Tom s'appuya contre la porte de l'appareil et fit une moue concentrée. Bill attendait qu'il parle pour pouvoir s'abreuver de ce qu'il dirait, de la façon dont il le dirait et l'expression que prendrait son visage lorsqu'il parlerait. Avec un peu de chance, pensa Bill, son piercing cognerait même contre une de ses dents légèrement avancées.
- D'accord. Maintenant, tu m'enlèves gentiment ce boxer et tu te branles. Et tu jouis avant d'arriver au huitième étage.
- Pardon ? bégaya Bill.
- Tu m'as entendu. Et si tu y arrives pas, je te préviens : ce sera la honte devant tout le monde. Genre la honte que dans dix ans tout le monde te la rappellera.
Bill voulut répondre qu'il était hors de question qu'il se touche et monte au septième ciel en cinq étages, mais Tom ne lui en laissa pas le temps et enchaîna en secouant la tête :
- Top chrono.
Disant cela, il appuya une nouvelle fois sur le gros bouton rouge, l'ascenseur s'ébranla et recommença sa lente ascension. Bill sentit son c½ur suivre le mouvement, accélérer et décoller pour atterrir directement dans sa gorge. Le pire, c'est qu'il connaissait son frère : orgueilleux, rancunier, et souvent très salop. Il n'aurait aucune gêne à l'humilier publiquement. Plus que quatre étages. Bill, par réflexe désespéré, s'approcha fébrilement de son frère qui l'observait avec un sourire et se colla contre lui, plongeant ses deux mains directement dans son propre boxer. Tom ne souriait plus et son beau visage exprimait une surprise certaine. Bill ne pouvait même plus se reculer, s'arrêter, il ne pouvait plus regarder Tom et fixer son air un peu ahuri. Il s'avança violement et colla ses lèvres sèches et râpeuses contre celles légèrement ouvertes de Tom, enfonça sa langue dans sa bouche : son corps agissait sans son cerveau. Celui-ci était abandonné, laissé en arrière, avec un temps de retard. Le contact de la bouche de son frère procurait à Bill un plaisir plus immense encore que ses doigts contre son sexe dressé contre la cuisse de Tom. Il sentait son sang pulser dans son membre, il sentait ses mains entourées autour de la chaire, il sentait son petit doigt appuyé à la base de la verge, mais tous ces contacts délicieux étaient devancés par celui qui scellait leurs deux bouches grandes ouvertes. Bill ne savait pas si Tom ouvrait la bouche pour parler, pour l'embrasser, il ne savait rien. Depuis combien de temps étaient-ils là à se rouler une pelle magistrale, Bill se tripotant dans le même temps avec plus de motivation que toutes les fois précédentes réunies ? Lorsque le petit tremblement de l'appareil qui s'arrête se fit ressentir dans le creux du ventre de Bill, son sexe pulsa une dernière fois au bas de son aine et il jouit presque silencieusement contre la bouche de Tom, les yeux anormalement fixés vers le plafond. Il se recula en chancelant un peu, boxer abaissé au milieu des cuisses, et n'osa même pas regarder son frère. Le rideau de fer qui empêchait la porte de l'ascenseur d'être ouverte s'effaça, Tom poussa le battant de son dos et ouvrit la porte toute grande, un sourire sadique déformant son visage. Bill, à moitié nu et trempé de sperme, se trouva debout face à deux grooms, une dame d'un certaine âge dont les doigts entiers disparaissaient sous les bagues, et malheureusement... face à Saki et à David. Bien avant que le rouge ne lui monte au joues ou que l'idée de remonter son boxer ne lui vienne en tête, il regarda Tom avec un profond dégoût, il ne pouvait ni commenter cet acte de vengeance ni se souvenir du temps, les secondes précédentes en faisaient partie, où il avait aimé son frère de tout son être, où il avait aimé son frère tout court.
*
Il aurait bien aimé n'avoir dans son esprit qu'un profond désir de vengeance. Il aurait bien aimé le haïr vraiment, il aurait bien aimé oublier tous les moments qu'ils avaient pu passer ensemble, il aurait bien aimé ne pas espérer que Tom s'excuserait. Mais il n'y arrivait pas. Pour lui, tout était confus, effacé, il n'arrivait plus à s'y retrouver, dans tout ce bordel qu'il avait l'impression d'avoir lui-même causé. Sa réaction, il est vrai, avait été complètement inappropriée face à son frère encore à moitié nu devant lui. Quelque part, il ne pouvait s'empêcher de se dire que ce qu'il avait subi était entièrement de sa faute. Ou du moins un peu. Ce qu'il ne supportait pas et reprochait le plus à son frère, c'était le regard que David lui avait lancé à cet instant-là, et le regard que Saki avait pour lui depuis. Il se sentait inférieur face à tous ces regards moqueurs, compatissants, apitoyés. Il se sentait insulté par la pitié des clients de l'hôtel qui avaient ouï-dire de l'anecdote. Il se sentait haïr tous ces gens, tous les mêmes, qui l'avaient vu ou imaginé nu, humilié, le rouge aux jours. Il se sentait haïr ceux qui avaient entendu que Bill Kaulitz avait été publiquement humilié par son propre frère. Il se sentait une haine contre le monde, soudaine, foudroyante, il sentait une haine contre lui-même aussi. Il passait ses jours tête baissée, il n'osait plus affronter les regards et les chuchotements. Une certaine paranoïa le faisait se sentir observé, épié, critiqué. Il n'osait plus rien. Les médias n'avaient encore rien appris de cette histoire, Bill était sûr que David y était pour quelque chose. Cela le dégoûtait. En lui, la seule personne qu'il ne haïssait pas, c'était Tom. Lui-même ne savait pas pourquoi. Pour son manque de c½ur éblouissant, pour le goût éc½urant de ses lèvres, pour son regard brûlant et vainqueur face à Bill nu sous les yeux de cinq personnes ? Tout cela poussait Bill à le détester, mais la rage et la colère passées, comme la trace noire d'une brûlure au fer rouge, la haine qu'il avait éprouvé pour son jumeau s'estompait et seul le souvenir de la douleur faisait mal à présent.
- Mange donc, Bill.
Cette voix, douce, appuyée par une grande main rassurante posée sur son épaule, s'encra à l'intérieur de Bill et il sentit deux grandes ailes se fermer sur lui, étouffant son souffle difficile. Bill sentait son corps se recroqueviller, il voulait pleurer, s'enfuir. Il voulait crever.
- Pas faim.
- Pourquoi t'as pas faim, hein ? demanda Gustav en retirant sa main et en s'affalant contre le dossier de sa chaise. Tu adores les frites d'habitude.
- Je me sens pas d'humeur à bouffer des frites, murmura Bill en faisant tourner son couteau entre ses doigts.
Il entendit pouffer à sa gauche et tourna violement la tête, le regard sombre et les pupilles dilatées. Il se sentait prêt à exploser ; il était prêt à exploser à la gueule de celui qui venait de rire de lui. Mais pourquoi se demandait-il qui avait ri ? Evidemment c'était Tom. C'était couru d'avance. Son regard était fixe et ses épaules légèrement relevées contre son cou. Bill avait envie de se jeter sur lui et de le tuer. Il ne savait même pas ce qui animait cette colère enfouie en lui, il ne le haïssait même pas.
- Pourquoi tu ris ? cracha-t-il à l'adresse de son jumeau en détournant les yeux.
- Parce que tu m'amuses.
- Je t'amuse, répéta Bill sur la défensive.
Tom s'éclaircit la gorge et énonça bien fort :
- Tu es ridicule, ça va faire trois jours et tu stagnes sur cette histoire.
- Quelle histoire ? s'enquit Georg en volant une frite dans l'assiette de Gustav.
- Rien, s'empressa de dire Bill, jetant un regard insistant à Tom.
- Comment ça rien ? se moqua Tom en secouant la tête. Bill s'est tapé la honte dans l'ascenseur.
- Tu m'as foutu la honte, rectifia Bill à voix basse.
- Disons qu'il était dans une posture dérangeante lorsque la porte s'est ouverte.
Tom se pencha par-dessus la table pour continuer un ton en dessous, bien que la salle fut vide :
- Il avait le jean aux chevilles.
Georg ouvrit des yeux bleus immenses et Gustav parut disparaître dans son assiette de frites. Bill aurait pu jurer que Gustav était déjà au courant. Il ne songeait même pas à essayer d'interrompre son frère. C'était peine perdue. Ce salop trouverait le moyen de parler, de l'ouvrir et de l'achever peut-être. Pourquoi pas, de toute façon maintenant, rien ne pouvait rendre la situation pire qu'elle ne l'était déjà.
- Ben, Bill, et toutes ces filles qui veulent que t'en tailler une, tu les fais plus profiter ? railla Georg en lui filant un coup de coude dans les côtes.
Bill tenta un sourire et remarqua que Tom avait la mâchoire crispée. Il ne semblait plus vraiment s'amuser de la situation. Bill eut un réflexe qu'il n'aurait pas pensé avoir, et qui fut d'énerver encore Tom, juste pour voir.
- Oh, t'inquiète pas, elles s'en donnent à c½ur joie ! s'écria-t-il avec une fausse joie. Hier encore, justement, il y avait cette petite blonde, tu te souviens ?
- Ouais bon, le coupa Tom avec un agacement palpable. On s'en fout de ce qu'elle t'a fait.
- Moi ça m'intéresse, s'esclaffa Georg.
Tom lui jeta un regard tellement menaçant que Georg cessa de rire en une seconde et son visage redevint sérieux et concentré, sourcils froncés. Bill était surpris, et quelque part agréablement surpris, de cette réaction. Tom était-il... jaloux ? Bill fixa son assiette et renifla pour s'empêcher de rire. Tom se tourna vers lui et un instant, Bill crut qu'il allait poser ses points contre ses hanches comme leur mère lorsqu'elle leur ordonnait de ranger leur chambre.
- Qu'est-ce qui te fait rire ? demanda-t-il d'un ton excédé.
- Ce qui me fait rire ? Tu ne leur as pas dit ce que tu faisais justement quand cette satanée porte s'est ouverte, ne fais pas tellement le fier Tom.
- Qu'est-ce qu'il faisait ?! s'écria Gustav en se redressant soudainement.
Tom ouvrit la bouche, pris de cours, et se mit à bégayer quelques débilités avant de protester en pointant son index vers Bill :
- Tu mens !
- Je mens ? demanda Bill avec un air innocent. Ah, bon.
- Bill. Dehors.
Tom se leva et sortit dans le couloir toujours désert qui séparait le réfectoire de l'hôtel du grand hall tout en bois massif et en miroirs. Bill, sans vraiment réfléchir une fois de plus, le suivit et referma calmement la porte derrière lui. Il pouvait entendre à quelque pas de lui Tom frapper le sol de sa basket et il l'imaginait les bras croisés et les sourcils froncés. Il l'imaginait énervé.
- J'espère que ça t'amuse ?! s'écria-t-il une fois le battant soigneusement refermé.
- Que ça m'amuse ? répéta Bill, ahuri par une telle connerie. Que ça m'amuse de me faire humilier dès qu'on rencontre quelqu'un qui n'est pas au courant ? Que ça m'amuse que tu m'ais humilié au centuple de ce que je t'ai fait ? Que t'es qu'un putain de sadique et que je te hais sincèrement ? Non, ça ne m'amuse pas Tom.
- Tu le méritais, répliqua Tom d'un ton plus calme. Tu es toujours avec tes manières de diva, tes caprices, ton rire de nana en chaleur, ton orgueil, ton égocentrisme. T'es sûr de toi, de ton charisme, pour toi c'est simple tout le monde t'aime et te veut. Ouais, ben non désolé, c'est pas comme ça la vie.
- Tu peux parler, t'es mal placé pour me donner des leçons. Si coucher avec tout ce qui contient un vagin pour jeter l'emballage ensuite, c'est pas prouver que son ego est surdimensionné, je veux bien savoir que ce c'est.
Tom ne répondit pas tout de suite et soupira deux fois avant de répondre sur un ton lent et suffisant, comme s'il s'adressait à un enfant de dix ans :
- Toi et moi, on se ressemble pas au fond. On se ressemble pas du tout.
Cette phrase fit l'effet d'un électrochoc à Bill, ce n'était pas comme une agression mentale démultipliée par mille, mais une agression physique démultipliée par cent mille. Il sentit comme s'il mourait, comme si toute sa vie passait devant ses yeux et s'enfuyait loin de lui sans qu'il ne puisse garder en mémoire ses souvenirs. Les mots de Tom étaient comme un couteau planté dans son c½ur, comme de l'arsenic agissant lentement sur son système nerveux, comme une bouffée d'air dans les branchies d'un poisson. Il se sentit comme électrocuté, son esprit se vida et il ne sut pendant un moment même plus qui il était. Alors, comme une réaction incontrôlée d'auto-défense, il perdit conscience.
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Hop, un nouveau chapitre à vous mettre sous la dent 8D
Vous en pensez quoi ? u_u
Diiites, vous m'faites de la puuuub ? *____*
*espère trop*
*va bouder*
*revient*
Bon, bon.
Bonne nuitée, petits Leute d'amùùr <3