× PΣNDANT QUΣ LΣ MΘNDΣ S'ΣCRΘULΣ ♪×

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H'ello , bande de gens :')
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Préface__ (ou bien " incipit " c'comme vous voulez .)


C e c i__est un Blog Yaoiste , par conséquent si tu es :

- Ma mère (qui en a déjà bien trop vu uxu)
- Mon père
- Un d'mes profs (excepté Méphisto, nespah .)
- Un homophobe ><
- En faveur de la peine de mort et de Bush / Sarkozy par la même occasion .
- Trop vieux, prêtre ou pas 8"D
- Trop jeune, faut pas abuser non plus v_v
- Une groupie >< ou une p'tite minette pleine d'illusions genre une " future femme de Beul "
- Un paumé qui ne connait même pas Queer As Folk (va te cacher sérieux :'D)
- Et bien entendu, un ou une anti-TH uxu

-> Tu as plutot intérêt à te 'casser.' Sinon tu vas souffrir *rire diabolique*


Par contre, si tu es :

- Ma meilleure pote (et autres subalternes v_v)
- Un sadique en herbe 8D
- Un psychopathe afirmé o.o'
- Une Yaoiste de toujours
- Une star (H)
- Moi :'D
- Une fan de TH qui veut découvrir les fics twincest *sourire imeeeeense*

-> Tu ferais mieux de rester, t'es à la bonne adresse ma poule.


Je réponds à toutes les questions, je ne donne aucun spoilers sauf ceux qui font baver et qui torturent le cerveau parce que t'as aucune idée de comment la fic va pouvoir en arriver là XD Je suis une perverse pure et dure et sans aucune pitié pour les nonnes donc les minettes en chaleur qui gloussent à la prononciation du mot " tampon " vous feriez mieux de déguerpir à tous talons_

*

BTW, moi c'est Lolly, pour les intimes comme pour les autres ='DD Ah ouais, et comme je suis bilingue français-anglais si vous avez besoin d'une traductrice fiable pour euh. . .n'importe nawak en anglais, call me. J'suis cependant pas un dictionnaire *siffle*


Au cas où vous avez pas saisi, ceci est une fiction Yaoi twincest contenant des scènes pouvant choquer. Je le répèterai pas 1ooo fois bande de gens. On est pas dans Cendrillon ><

*


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Sur ce. . .nous pouvons commencer.
Gute Lektüre <3
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× PΣNDANT QUΣ LΣ MΘNDΣ S'ΣCRΘULΣ ♪×

# Posté le dimanche 24 février 2008 18:28

Modifié le vendredi 29 février 2008 17:30

××PRΘLΘG .

××PRΘLΘG .
*

Coucou !

Je suis pas là pour m'éterniser (mais ça viendra, buahaha .)
Autant commencer tout d'suite ^^


J'ai décidé qu'il n'y aurait pas de codes de couleurs pour les dialogues.
Les 'didascalies' suffisent v_v



MACHT PLATZ FÜR :__S P i Є G Є L B i L D__(Teil 1)



(Spiegelbild = Reflet dans le Miroir)

Enjoy !

___________________


Prolog .


Au fond, tout ça avait commencé des années auparavant. Et ça faisait bien longtemps que personne n'en avait reparlé. Par respect, par gêne ; par honte surtout. Il y avait de quoi avoir honte. Et même bien plus. Les mois, les années avaient effacé toutes les traces physiques de ce qu'ils avaient fait, ils avaient inconsciemment décidé de l'effacer aussi de leur tête. C'était assez torturant, un de ces souvenirs qui hantent l'esprit et malmènent la conscience, le genre de trucs qui restent en travers de la gorge pour toute une vie. Le genre de truc pour lequel on pourrait filer en prison sans passer par la case départ, qu'on est contraint de cacher au monde entier lorsqu'on voudrait le hurler, le partager, parce que ça fait mal et qu'on en souffre. Et quand on souffre, on fait souffrir les autres.


Non, elle n'en avait jamais parlé. A personne. Lui non plus. Même pas entre eux ; ils n'avaient rien dit, à personne. Il n'y avait pas de mot à mettre sur ça, pas de pensées, rien qui ne soit pas maudit, dans le désordre. Rien qui ne soit pas néfaste pour leur santé mentale. Alors elle n'avait rien dit, jamais, ne s'était jamais plainte, et lui avait fait semblant de ne pas voir que son épouse ne pensait plus qu'à ça, faisait semblant de ne pas penser qu'à ça. Mais ils étaient riches maintenant. Ils avaient de l'argent, tout le temps, ils avaient de l'argent. Tous les mois, leur compte s'amplifiait de zéros, et maintenant, leur compte avait tout plein de chiffres avec pas mal de virgules. De quoi faire un peu oublier ce qu'ils avaient fait pour en arriver là. Mais ils préféraient ne pas y penser ; ou du moins essayer de ne pas y penser. Le mal était fait, maintenant Bill était là. Et ils l'aimaient. Ils l'aimaient plus que tout sur Terre, ils l'aimaient comme Tom, ils lui auraient tout deux donné toute leur vie, toute leur attention, tout leur espoir. Bill était parfait, parfait. Ils n'auraient jamais pu rêver d'avoir un fils aussi parfait. Et Tom... Tom et Bill étaient pareils. Les mêmes. Exactement. Mais, au fond, n'était-ce pas le but ? N'était-ce pas ce qui les torturait ainsi ? Oui, si une chose était incontestable, c'était que leurs jumeaux étaient pareils, similaires. Deux vrais reflets dans un miroir. Tout le monde avait remarqué ça. « Affolant comme ils se ressemblent » avait murmuré leur première maîtresse. « Deux gouttes d'eau. Je ne pourrais même pas dire qui est qui, c'en est déroutant » avait renchéri quelques années plus tard la mère de leur premier meilleur ami. Et Simone n'avait jamais rien dit, elle s'était simplement contentée de sourire. Elle était déroutée aussi de la ressemblance exagérée de ses deux fils. Même si elle pouvait toujours les distinguer, en tant que leur mère, parfois elle avait l'impression de se tromper. Elle ne pouvait pas arrêter d'y penser. Ses amies de jeunesse s'étonnaient d'une telle similitude, leurs maîtresses d'école aussi, les enfants dans le parc les regardaient en se frottant les yeux, le vieux SDF, toujours saoul, qui passait parfois dans leur rue s'étonnait de voir quadruple, alors qu'il voyait tout le temps double d'habitude, en les regardant jouer dans le jardin, et tout était toujours comme ça. Comme si la Terre entière refusait que Simone puisse penser à autre chose qu'à la ressemblance de ses fils. Jorg aussi avait du mal à oublier ses deux jumeaux. Au bureau lorsque ses collègues jetaient un coup d'½il curieux aux photographies représentant sa famille sur les murs, ils riaient de la disposition des personnages dessus, demandant même parfois comment ils avaient placé le miroir pour obtenir cet effet. Cela devenait petit à petit impossible. Bill et Tom aussi en souffraient. Depuis leur entrée en 1ere année à la Grundschule, leurs camarades les regardaient en fronçant les sourcils. Ils se ressemblaient trop. Ils avaient bien essayé de toujours rester séparés dans la cour de récréation, l'un au toboggan et l'autre au petit stand de tricycles, mais c'était encore plus dur. Ils avaient l'habitude de tout faire ensemble, de tout vivre ensemble, de toujours être ensemble. Pendant qu'ils subissaient les regards de leurs camarades et de leurs enseignants, parfois plus pesants encore qu'une insulte débile lancée à la récré, Jorg et Simone n'arrivaient plus à s'entendre. Pour une casserole mal rangée ou le lit défait, une dispute effroyable éclatait, Simone se mettait à pleurer et Jorg à hurler, et leurs fils se terraient sous le lit de Bill en attendant que la tempête soit passée. Mais cette fois, cette fois-là où Simone rappela à Jorg que toute cette histoire était sa faute, que leur malheur était entièrement à cause de lui et que c'était son idée, à lui, qui avait résulté de ça, Jorg saisit une valise au hasard, y jeta quelques affaires et claqua la porte. Quelques jours plus tard, Simone reçu une lettre de son mari lui demandant d'empaqueter tous ses vêtements et qu'il passerait les chercher dans la semaine. Jointe à cette lettre très impersonnelle, était pliée une demande officielle de divorce. Les jumeaux devaient alors avoir six ou sept ans, et cette décision ne les affecta d'abord que très peu. Ce n'est qu'une fois devant le juge qu'ils se rendirent compte qu'ils ne verraient leur père qu'une fois par mois. Bill le vécu très mal et s'effondra au tribunal ; Tom resta à peu près debout et ne pleura pas. Du moins pas avant que le juge avec un sourire compatissant ne déclare pour détendre l'atmosphère : « La ressemblance de vos deux fils est vraiment frappante ».


Leur résultats scolaires avaient certifié leur affectation à la Sonderschule, et dès lors ils décidèrent de ne plus se ressembler. Cette décision soulagea ignoblement Simone, elle ne put même pas réprimer un soupir de soulagement lorsque Bill se teint pour la première fois les cheveux en noir, et accepta tout de suite que Tom se fasse faire des dreads. Poussant encore dans la satisfaction de voir ses fils se ressembler un peu moins, c'était elle qui étalait tous les soirs la cire sur chacune des rastas qui ornaient le crâne de son fils. Puis, à douze ans, alors que les jumeaux passaient un week-end chez leur père et sa nouvelle amie, Bill réclama un piercing à la langue, Jorg accepta sans aucune résistance. Simone n'était quant à elle pas très emballée, de plus qu'un piercing n'éloignait pas vraiment le physique de Bill de celui de Tom. Mais son ex-mari paya le piercing pour acheter son absence, et Bill se fit percer la langue. Puis, deux ans plus tard, Tom voulu un trou au labret et Bill à l'arcade. Cette fois, les deux anciens époux furent tout de suite d'accord : enfin quelque chose de permanant, qu'ils ne pourraient jamais retirer, les distinguerait réellement. Bien sûr, il avait fallu que Gordon, le nouvel ami de Simone, offre une guitare à Tom pour Noël, et que le professeur de musique de Bill le complimente sur sa voix à chacun de ses cours. Ils s'étaient lancés dans un rêve de célébrité, de groupe de rock, de renommée mondiale, de tournées, de fans... Simone avait bien essayé de leur faire oublier cette idée, mais à deux, ils en parlaient constamment, inventaient des mini-chansons sur la liberté, sur l'amour qu'ils n'avaient jamais connu, sur leur parents et leur divorce... Et cela prit juste un peu trop d'ampleur. Ils trouvaient le moyen de jouer dans les kermesses des écoles à proximité, louaient des petites salles avec leur argent de poche – Simone leur supprima l'argent de poche. Il ne fallait pas qu'ils continuent. Ils ne pouvaient littéralement pas être connus. Elle avait peur que cela arrive, parce qu'au fond, elle savait qu'ils avaient du talent. Et puis ils rencontrèrent Georg, un jeune bassiste, et son ami Gustav, petit batteur timide : Simone était soufflée par leur talent. De vraies futures étoiles montantes. Et ce n'était bon, pas bon du tout. Parce que si Georg et Gustav montaient en puissance avec leur son, ses fils monteraient avec. Elle se décida à en avertir Jorg, celui-ci paniqua d'abord, mais ils ne pouvaient rien faire. La machine était lancée. Et Gordon aimait ce qu'ils faisaient, lui-même guitariste dans un petit groupe local – pour le fun, disait-il. Il les entrainait à y croire, les emmenait à travers le pays pour des mini-concerts, prenait tout son temps libre pour leur passion. Il inscrivit même Bill à une émission débile de recherche de graine de star. Heureusement pour sa mère dont le c½ur battait à tout rompre pendant sa prestation, espérant qu'il oublierait les paroles ou glisserait sur un fil électrique, Bill ne termina que second. Mais Gordon encouragea Bill à prendre des cours de chant et loua toutes les salles de concert, envahit tous les bars, demanda de participer à tous les festivals qu'il pouvait pour le petit groupe. Et Simone ne pouvait rien lui dire. Elle n'avait aucune autre raison de refuser la célébrité de ses fils, que celle dont elle ne parlerait jamais. A personne. Même pas à son fiancé.


Quelques années, Simone épousa Gordon, et le groupe rustique des jumeaux et de leurs deux amis, Devilish, se transforma en une explosion de génie et d'enthousiasme. Et, au grand damne des deux parents Kaulitz, un producteur d'Universal voulut leur musique, leur fraicheur, leur jeunesse, leur talent. Encore quelques mois, et Tokio Hotel enflamma l'Allemagne toute entière. Et les jumeaux Kaulitz avec. Heureusement, ils ne se ressemblaient presque plus aux premiers abords. Tom et Bill n'avaient pas du tout le même style vestimentaire, ni le même caractère aux yeux des médias. Simone cessa un peu de s'inquiéter, mais resta vigilante. Elle ne pouvait prendre aucun risque, et pour elle, à ses yeux, ses fils auraient toujours cette ressemblance excessive, elle aurait toujours peur de revivre l'enfer de leur petite enfance. Mais, avec la célébrité, leurs façons de penser divergèrent l'une de l'autre, encore un peu plus, et ils ne se ressemblèrent définitivement plus que par les traits du visage. Ils avaient alors tout juste quinze ans, et déjà leur pays natif était à leurs pieds, l'Autriche et la Suisse aussi. Les étoiles n'étaient déjà plus dans leurs yeux mais bien au dessus de leurs têtes, et Simone ainsi que son ex-mari se rongeaient les ongles au fond de leurs lits respectifs, la peur et l'obsession de ce qu'ils avaient fait cognant contre leurs entrailles.

Ende vom Prolog .

___________________


Je 'VEUX' vos avis è_é

NB : Je réponds sur vos 'blogs' à tous les comms qui sont consistants =]

# Posté le lundi 25 février 2008 05:54

Modifié le lundi 03 mars 2008 09:18

××KΛPiTEL 1.

××KΛPiTEL 1.
*
»_-Hey Leute :')



Comment que vous allez bien ?
Pfiou, merci infiniment pour les 'comms''. J'étais habituée à une ruée des gens sur mes suites, mais je dois bien admettre que de remettre les compteurs à zéro ça fait un choc . Glacé . Mais bon, je peux pas dire que je ne m'y attendais pas . C'est vrai que maintenant, ya tellement de fics que pour se faire un nom c'est une question de milliers de commentaires . Brephe, passons .


Today ces enculés de gens d'au dessus se sont mis à changer leurs vitres à 9h2o du matin . La p'tite Lolly en vacances a passé une matinée géniale . Boules Quies et Cranberries à fond, sinon pas moyen de retrouver le sommeil (et accessoirement le rêve yaoiste que j'étais en train de faire *_*) J'ai été à Vidéo Futur pour louer Hell et là, que vois-je en attendant que le magasin ouvre ? ZE mec . Mais genre, le gars beau, fringué à la Bill et un sourire jusque là . Brephe, il me dit bonjour et moi je tourne la tête genre " Il me veut quoi lui ? " et là je le vois, je tombe à la renverse et là, BAFF il ouvre le Vidéo Futur x'D C'était ma veine . Résultat je vais rendre le DVD demain, en espèrant que ce soit encore luiiiii <3

Roh, on anime sa vie comme on peut les gens hein ><


Sinon j'ai ENCORE chialer devant Hell . Non mais quand est-ce que je vais m'endurcir un peu moi (hoho. *sourire qui veut tout dire*) ?! Enfin bon. Trêve de blabla.
Je vous poste avec joie le premier chapitre de Spiegelbild 8'D



Une petite précision avant de commencer (eh oui, elle est chiante.) : cette fic, y comprit le Teil 2 intitulé Gedanklich, est entièrement dédicacée à ma merveilleuse Liia sans qui je n'aurais simplement jamais eu la foi pour l'écrire.

Je t'aime, sale sale <3


___________________


Zurich, Hallenstadium. Plus de 17 000 places. Et les quatre membres des Tokio Hotel, assis dans une petite loge sur des canapés en cuir noir, côtoyant des plantes vertes en caoutchouc, attendaient les cris pour entrer en scène et donner leur show. Bill et Georg étaient assis en tailleur sur le parquet de la loge et respiraient à fond au même rythme, raclant le fond de leur gorge dans un même petit bourdonnement qui servait de bruit de fond à Gustav qui, assis sur un canapé, battait des mains dans l'air en secouant la tête, les yeux fermés. Tom avait disparu, prétendant qu'il avait faim. Bill avait les yeux plantés dans ceux de Georg, et expirait bien profondément depuis une bonne demi-heure. C'était l'oncle de Georg qui lui avait appris cette technique de relaxation. Bill essayait de penser à autre chose qu'au concert, parce qu'il savait que sinon il allait paniquer – comme à chaque fois. D'habitude, Tom les rejoignait au bout d'une bonne dizaine de minutes et essayait tant bien que mal de s'asseoir en tailleur avec eux, empêtré dans son baggy deux fois trop grand. David appela Georg pour décider de quelle basse il utiliserait finalement pour Ich Brech Aus, et Bill s'éclipsa vers les toilettes pour se maquiller. Il ouvrit la porte et s'approcha du miroir, appuya sur le robinet automatique et se passa un peu d'eau sur les avant-bras. Tom arriva derrière lui sans bruit et posa ses mains sur ses yeux en ricanant.

- Bouh ! murmura-t-il tout près de son oreille, faisant voltiger quelques cheveux.

Bill sursauta et respira fort, puis se dégagea en souriant.

- Tom, arrête mon mascara n'est pas encore tout à fait sec.
- Merde, marmonna Tom en jetant un regard à ses paumes de mains.

Il leva les yeux sur son frère et l'observa sans ciller, sans bouger. Bill rougit et se détourna vers le miroir. Tom s'avança derrière lui, et l'observant par-dessus son épaule il lui sourit dans son reflet. Bill sourit aussi, mais baissa les yeux. Silence.

- Tu... Tu es censé être coiffé ? demanda Tom en passant une main dans ses cheveux dressés à moitié en pics.
- Pourquoi ? s'inquiéta Bill en lui faisant face. Je... C'est moche ?
- Non, mais c'est désordonné. Viens-là.

Il l'attira par le coude, le retourna contre l'évier et commença à fouiller dans ses cheveux pour les remettre en place. Bill observa ce que Tom faisait par le biais du miroir, mais ne dit rien. Tom s'activa pendant quelques minutes, pour contempla son ½uvre en souriant, son piercing entrant un instant en contact avec ses dents. Bill en eu un petit haut-le-c½ur et déglutit un peu trop fort : il se mit à tousser. Tom lui tapota le dos en s'esclaffant, Bill lui envoya son poing fermé dans l'épaule, Tom le tira vers la porte et ils rejoignirent les deux autres dans la loge en se poussant contre les murs. Tom jeta un dernier regard rapide à son jumeau et chuchota :

- Ben tu vois tu peux être beau.
- Et je peux aussi être moche ? demanda Bill en ronchonnant.
- Etant donné que tu es mon jumeau... non.

Bill éclata de rire et lui donna un petit coup de pied au mollet. Tom remonta vulgairement son baggy jusqu'à ses épaules et se mit à marcher en canard avec une moue ridicule, Bill se couvrit les yeux pour s'empêcher d'exploser de rire. Tom le regarda d'un air snob, relâcha son baggy qui retomba sur ses mollets et devança son frère pour entrer dans la loge. Bill, au passage, lui tapa doucement l'épaule du bout du doigt.

*

Ce furent les rayons du soleil qui réveillèrent Georg, inondant sa chambre d'hôtel et l'obligeant à rabattre les couvertures sur son visage ébloui – il avait encore oublié de fermer ces putains de rideaux. En fait, il ne se souvenait plus vraiment de ce qu'il avait fait la veille au soir ; il n'y avait plus que ces images de Tom et Bill en train d'avaler verre sur verre en se trainant par terre, les paupières lourdes. Il se dit qu'il avait dû les imiter, ou bien c'était eux qui l'avaient imité. Bref, il avait une terrible gueule de bois. Il grogna en se frottant les yeux, repoussant la montagne de draps qui pesait sur son corps entièrement nu et se redressa sur son séant. La grande chambre était vide, et en désordre ; et c'était bien la sienne. Au moins, il n'était pas dans la chambre d'une quelconque fille dont il ne savait même plus – voire même pas – le prénom. Il bailla, jeta un regard à ses vêtements jetés en boule sur le sol et baissa les yeux sur sa propre anatomie. Il ne se souvenait même pas de s'être déshabillé. La porte de la salle de bain était entrouverte, il entendait de son lit le bruit de l'eau qui coulait dans la douche. Il sourit vaguement : Bill, debout avant lui ? Chancelant un peu, il se leva et avança vers le battant entrouvert de la porte. Il passa une main dans ses cheveux frisés et crépus, grimaça à ce contact qu'il détestait, et entra dans la petite pièce carrelée, impersonnelle. Bill se douchait, les yeux fermés pour éviter le contact du shampoing, les mains plantées dans ses cheveux dégoulinant de mousse blanche.

- Salut, lâcha Georg en s'arrêtant devant le grand miroir, plongeant les mains sous le robinet pour se débarbouiller.
- Geo' ? demanda Bill en tendant le cou sans ouvrir les yeux. Ah, salut. Bien dormi ?
- J'ai la gueule de bois.
- Et moi la tête dans le cul.
- T'entends ta voix ? T'es supposé chanter ce soir hein, si je me souviens bien. T'as fumé quoi hier ?
- Euh, comme Tom.

Georg soupira en saisissant le rasoir sur le côté de l'évier. Il savonna ses joues et son menton et passa les quatre lames sur sa peau, observant Bill dans le reflet de la glace. Celui-ci éteignit l'eau en soupirant, ouvrit la porte coulissante de la douche et chercha un peu à tâtons une serviette. Georg, toujours complètement nu, en attrapa une près de lui et la lui tendit.

- Bill, t'es sûr que ça va ? demanda Georg alors que Bill s'enroulait dans le bout de tissu-éponge.
- Bof, pas trop. J'ai mal à la gorge, l'herbe était trop forte hier soir. En plus, mélangée à la Vodka Tonic, je l'ai sentie passer là-dedans.

Disant cela, il indiqua son estomac de son index et secoua la tête. Puis il observa Georg et ricana en sortant de la pièce.

- Habille-toi un peu, t'es à poil je te signale.
- Toi aussi, remarqua Georg qui fourrait sa brosse à dent dans sa bouche, Bill envoyant voltiger la serviette dans un coin de la grande chambre, exposant son corps à la fenêtre en regardant dans la rue, en bas.
- Pas faux. Tu sais où sont les deux autres ?
- Aucune idée.

Bill enfila un jean au hasard sans même mettre de boxer en dessous, ne prit pas la peine d'enfiler un T-shirt, passa une main à rebrousse-cheveux et se jeta sur son lit en claquant sa langue contre son palais, en signe d'impatience. Georg leva un sourcil, sortit de la salle de bain, traversa la chambre pour s'habiller un peu aussi et s'affala sur son propre lit.

- Qu'est-ce qu'ils foutent ?
- Ils devraient appeler quand même, murmura Bill en se grattant le menton. Tom appelle toujours. Pourquoi il n'appelle pas ? Il appelle d'habitude. Peut être que quelque chose est arrivé.
- C'est bon, relax.
- Nan, mais imagine ! Et si des... des fans leur avaient tendu un piège ? Et si mon frère était enchaîné à une chaise, entièrement nu, et qu'il se faisait violer en ce moment-même ?
- On parle de Tom là, on ne parle pas de viol quand il parle de Tom, il serait forcément consentant.

Bill grogna en s'enfonçant dans son coussin. Georg se retourna sur le ventre et fouilla dans son sac de voyage, coincé entre le matelas et le sommier. Il en sorti un paquet de Marlboro et en tira deux cigarettes, en jeta une à Bill et fourra l'autre dans sa bouche en l'allumant. Il ferma les yeux en prenant une grande bouffée de goudron et de nicotine, la sentant presque pénétrer ses poumons déjà bien abîmés. Bill fit tourner la cigarette entre ses doigts en la fixant, puis appuya rageusement sur le briquet pour tirer sur la clope de toutes ses forces. Au début il crapotait. Maintenant il faisait tout ce qu'il pouvait pour retenir la fumée dans ses poumons ; il avait besoin de nicotine. Tom n'était pas là. Il n'était pas là quand il s'était réveillé dans la grande chambre où ils dormaient tous les quatre depuis deux nuits. Cette chambre impersonnelle, aux murs blancs et nus, aux draps sentant l'eau de javel. Cette chambre 4 étoiles, quand même. Mais Tom la rendait un peu plus chaleureuse, un peu plus lui, allongé sur son lit avec son iPod sur les oreilles. Et Tom, il n'était pas avec Bill à cet instant.

- On les attend alors ? Juste, on attend qu'ils reviennent ?
- Tu as une autre idée ? demanda Georg en roulant sur lui-même pour faire face à Bill.
- Non. On attend. Mais si... si quelque chose était arrivé ?
- Bill, arrête de jouer au bébé. C'est ton jumeau, pas ton siamois. Ok ?
- Ouais, je sais. Je sais bien. Mais il se tire tout le temps, gémit Bill en regardant le plafond.
- Il tire tout le temps ouais, ricana Georg, son torse se soulevant nerveusement. Et pas que des canons en plus.

Bill saisit son oreiller et lui balança dans le visage, sautant sur son lit et le chevauchant pour l'immobiliser. Puis il appuya sur son oreiller de toutes ses forces, asphyxiant Georg. Il voulait arrêter. Bill voulait se reculer et exploser de rire devant un Georg échevelé, il voulait arrêter d'appuyer, libérer son ami. Mais quelque chose l'en empêchait. Il n'avait même pas voulu lui faire mal, il l'entendait à travers le coussin, hurler, parce que Bill l'écrasait, l'étouffait. Et Bill n'arrivait pas à arrêter. Il ouvrit des yeux immenses, sidéré de sa propre attitude, et essaya de reculer, de se jeter de côté. Mais quelque chose le bloquait, bloquait ses muscles, empêchait son moindre mouvement. Georg se débattait de toutes ses forces, le coussin l'empêchant complètement de respirer. Sa cigarette creusait un petit sillon noircit sur la manche de son T-shirt, et bientôt le bout incandescent atteindrait sa peau. Bill était paralysé. Il y eu des bruits de cavalcades, de grands cris, la porte de la chambre s'ouvrit à la volée, puis un bruit de chute, un hurlement et des halètements. Tom, suivit de Gustav qui lui courait après, venait d'entrer en furie dans la pièce, et hurlait le nom de Georg à tous vents, l'air hors de lui ; Bill, soudainement épuisé, venait de glisser au sol et Georg s'était redressé en tentant de reprendre son souffle, les yeux rougis par l'effort et le manque d'oxygène. Il se tenait la gorge, ses cheveux étaient encore plus décoiffés, et Bill, par terre, semblait inconscient.

- Bordel, Georg ! Je vais te tuer – Geo' ? Bill ?!
- Mais c'est un malade ! soufflait Georg en se tenait la gorge, essoufflé.
- Georg ? Tu vas bien ?! s'écria Gustav en avançant dans la chambre pour ramasser le mégot allumé qui avait glissé sur la moquette.

Tom était agenouillé près de Bill qui avait repris conscience et tremblait de tout son corps, encore torse nu.

- Désolé, désolé, je suis désolé... murmurait-il.

Il semblait complètement remis de son malaise, comme s'il ne l'avait jamais vécu. Georg fronçait les sourcils.

- T'as failli me tuer Bill.
- Je... Je voulais pas, j'ai eu un blocage je ne pouvais plus bouger. Je voulais pas, je suis désolé.
- Ouais... soupira Georg en se levant de son lit, repoussant Gustav qui tentait de masser sa gorge bleutée. Tu écrasais ma gorge avec le coussin.
- Mais comment vous en êtes arrivés là ? demanda Tom en aidant Bill à se relever.
- On chahutait, expliqua Georg en allant jusqu'à la salle de bain pour se passer de l'eau sur le visage – il était encore très rouge. Et je... je me souviens plus, il m'a sauté dessus pour... une bataille de polochons, j'imagine. Et apparemment il a eu un blocage, il a failli m'étouffer.
- Tiens, ça vous apprendra à jouer comme des bébés, répliqua Tom en fronçant les sourcils.
- Oh Tom, ça va hein, la crise de jalousie une autre fois. Pour toutes les fois où tu me piques mes nanas, j'ai bien le droit de taper sur ton frère de temps en temps.

Comme Tom allait rétorquer, Gustav leva les mains en avant et secoua la tête pour calmer tout le monde. Bill faisait frénétiquement son lit, les yeux dans le vide. Tom posa une main sur son épaule et l'attira à lui et le regardant un peu bizarrement. Il ne comprenait pas comment Bill avait réussi à maîtriser Georg. Même Gustav n'y arrivait pas. Il n'y avait que Tom, en fait, qui avait déjà réussi à immobiliser Georg. Et ce n'était qu'une fois, et Georg était complètement déchiré à cette époque. Tom ne comprenait pas comment Bill avait pu faire.


___________________


Alors ? Bon, le twincest n'est pas encore très apparent. Mais ça viendra, hùhù.
J'attends 2o comms ? 2o petits comms misérables 8D
Bonne nuiiit <3
*

# Posté le jeudi 28 février 2008 17:37

Modifié le lundi 03 mars 2008 09:25

××KΛPiTEL 2.

××KΛPiTEL 2.
*
Ree !


Ah, merci pour les comms, j'suis toute émoustillée par mes 5 lectrices buahaha <3
Bouarf, mieux vaut peu et bonne qualité que. . .le contraire :D
P'is vous êtes toutes géniales avec vos "Mais ça va veniiir" 8D


Héhé. Ouais bon. HAN, d'ailleurs bordel j'ai pris conscience d'une vérité atroce aujourd'hui.






Il n'y a qu'un nombre infiniment petit de fics GG. Et elles sont à chier en plusse.
A croire que ya que Stern qui sache écrire parmi les fans de GG quoi ><






Sinooon, j'ai''tout plein''de bouquins pourris à lire pour la rentrée, eeet. J'ai rien foutu.
Buahaha, ouais j'me rebelle, mais alors là carrément quoi u_u
NON MAiS QUi iRAiT LiRE " Les derniers jours de Pompéi " HEiN ?
*silence*
Ouais, j'me disais aussi.


Je veux savoir si le deuxième tatouage de Gus' est un faaaake è_é
Déjà que le premier c'était chaud à croire avant d'avoir les photos nettes *MEURT*
Mais j'espère qu'il a pas copié sur l'idée (pourrie) que Bill a eut de s'attaquer à son bras V_V
Surtout que c'ui de Gus' a l'air d'être en couleur O_O"
Brephe. C'la galère. Et même que les dessins twincest sur le fow' de Nokaia sont à en baver jusqu'à la mort (peut-on mourir d'avoir trop bavé ? Genre jusqu'à s'en être desséché ? XD)
Bon. Hein. ><

On va pas s'attarder 8'D


Place à la fic. Amusez-vous, bande de vous <3


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Bill n'alla pas très bien les jours qui suivirent. Il se sentait mal de ce qu'il avait fait à Georg – une trace subsistait sur la ligne de sa jugulaire – et ne comprenait pas son corps. Il n'avait pas décidé de faire ça. Et cela l'effrayait. Tom s'était bien rendu compte que son jumeau se sentait coupable, et cela le peinait aussi. La tension montait facilement avec lui, il n'était plus aussi souriant avec personne – David s'en prenait plein la gueule, et il envoyait balader la plupart des fans qui voulaient un autographe ou une photo. Tom se sentait comme coupable de ce que Bill avait fait, et puis tout ça le tracassait. Il n'aimait pas voir son frère faire des bêtises, et il aimait encore moins le voir aller mal. Bill restait un peu moins joyeux, quoiqu'il arrive : même son rire sonnait faux. Cette soudaine tristesse qui plombait toute l'ambiance entre les jumeaux et les deux G ne se ressentait pas lorsqu'ils étaient un peu éméchés, après un bon concert.

- Georg, qu'est-ce que tu fous ? demanda Tom en louchant un peu après les six verres de Malibu qu'il s'était enfilé.
- Je drague, répondit Georg avec un sourire plein de dents.
- Elle est où, où, où ? répéta Tom en cherchant la fille des yeux.

Bill trembla imperceptiblement sur sa chaise : il n'aimait pas que son frère disparaisse avec la première venue. Il n'aimait pas que Tom disparaisse avec qui que ce soit, en fait.

- J'ai mal aux mains, se plaignit Gustav en grimaçant.

Georg saisit distraitement sa main droite entre ses propres doigts et commença à masser doucement les cals qui déformaient les articulations du batteur. Celui-ci ferma les yeux et soupira d'aise, Bill haussa un sourcil mais Georg ne sembla pas remarquer l'étrange proximité qu'il partageait avec Gustav. Il indiquait même à Tom une grande rousse au bout de la salle, du bout du menton puisque ses mains étaient occupées. Tom s'appuya sur la table, trébuchant à moitié, pour se lever et l'accoster, et Bill tressaillit. Les poils de sa nuque, recouvrant son tatouage, se dressèrent et il déglutit maladroitement. Son bras se leva sans qu'il ne le commande et alla s'affaler sur la table dans un bruit sourd. Bill l'observa faire, halluciné : c'était comme si son bras se dirigeait seul, il ne lui ordonnait rien. Il n'était pas censé bouger. Que foutait-il là, alors ? Sur la table, en train de s'y appuyer comme si Bill allait se lever ? Bill ouvrit la bouche, abasourdi. Tom se levait exactement en même temps que le bras de Bill s'actionnait pour que Bill se lève : c'était comme si le bras de Bill était en fait celui dont Tom se servait pour se redresser. Une fois que son frère fut debout, et que son bras fut retombé contre son flanc, celui de Bill suivit le mouvement, et le brun put le sentir de nouveau. Il leva la main à hauteur de ses yeux et contempla ses doigts. Il ne pouvait même pas commenter ce qui venait de se passer. Son bas entier avait agit sans son autorisation. C'était hallucinant, digne de science-fiction, et Bill ne comprenait pas. Georg l'observait d'un ½il lubrique, l'air interrogatif. Gustav semblait dans les vapes, il avait toujours les yeux fermés et les mains de Georg courraient maintenant sur son pied droit, étirant ses muscles.

- Vous avez vu ? demanda Bill à mi-voix.
- Vu quoi ? Que Tom va encore me piquer mon coup ? répliqua Georg de mauvaise humeur. Ouais, ça j'ai vu ouais.
- Non, mon bras ! s'écria Bill énervé. Il a bougé tout seul, je t'assure.
- Bill, t'es déchiré mon pauvre, soupira Gustav sans ouvrir les yeux.
- Non, je te jure que non. Il a bougé tout seul !
- Bill...
- Quoi ? répondit Bill en se redressant.
- Ta gueule.

Bill saisit rageusement son verre multicolore, en arracha le petit parasol rose et le porta à ses lèvres. Le goût amer de l'alcool descendit dans sa gorge, brûlant sa chaire sur son passage, mais cette douleur lui fit du bien : bientôt il serait assez bourré pour oublier que son frère avait les mains plaquées sur l'arrière-train d'une vulgaire rousse à grosse poitrine.

*

Bien qu'aucun d'eux ne le dise jamais, les quatre Tokio Hotel avaient l'habitude et appréciaient même de devoir dormir dans la même chambre d'hôtel. Ils faisaient ça depuis leur première tournée, pour raison d'argent – c'était économique et ça ne les dérangeait pas. Pourtant, lorsqu'ils avaient commencé à avoir certains besoins physiques, vers leurs quatorze ou quinze ans, cette constante proximité nocturne les avait un peu gênés. Ils ne pouvaient évidemment pas ramener leurs conquêtes à l'hôtel, personne ne pouvait savoir dans quelle chambre ils séjournaient, mais c'était lors de ces soirées où ils se sentaient soudain très seuls et avaient besoin d'un peu de réconfort que la présence des trois autres était réellement pesante. Entendre la respiration sourde de son jumeau suffisait à Bill pour être parfois très excité ; et c'était alors un vrai problème de se satisfaire. Georg avait rapidement opté pour l'option salle de bain, et lorsqu'en pleine nuit l'un des trois autres l'entendait se lever, il devinait tout de suite ce qu'il allait faire. Tom sortait sur le balcon s'il y en avait un, sinon, ça ne le dérangeait pas vraiment de le faire en présence de son frère et des deux G : il n'était pas très bruyant et encore moins pudique. Gustav... n'avait jamais été surpris à se masturber. Aucun bruit, aucun souffle rapide provenant de son lit, aucune sortie nocturne, rien. Les trois autres en venaient à se demander s'il le faisait parfois. Bill attendait que les trois autres soient profondément endormis, quitte à vérifier qu'ils avaient bien les yeux fermés, avant de commencer à se caresser en silence.

Dans la grande chambre qu'ils occupaient à Zurich pour une petite semaine, deux nuits après que son propre bras ait obéi au cerveau de son jumeau, Bill s'éveilla en pleine nuit et se tourna vers son portable pour vérifier l'heure – 3 heures du matin. Il se sentait un peu dur, mais sans vraiment savoir pourquoi. Il ne se souvenait pas avoir rêvé. Pourtant, une petite chaleur dans le bas de son ventre criait au secours, et Bill se serait senti mal s'il n'avait pas répondu à l'appel du sexe. Pourtant, maintenant qu'il allait fièrement sur ses seize ans, il n'avait pas envie de rester assis sur son lit à surveiller les trois autres dont les visages disparaissaient dans leurs coussins. Il se leva, ses plantes de pieds rencontrant le sol dallé de la chambre, et il grimaça en se dirigeant vers la porte menant aux couloirs. Il était en boxer, et n'avait pour tout autre vêtement qu'un grand T-shirt blanc, trop grand pour lui et lui tombant donc à mi-cuisses. Il referma doucement la porte du dortoir derrière lui, sa carte magnétique dans le boxer, et s'avança pieds nus sur la moquette du couloir en regardant rêveusement les numéros de chambre défiler. Il tourna à gauche en arrivant devant la grande porte en bois menant aux escaliers : ils étaient sûrement déserts à cette heure-ci, et personne ne viendrait le déranger. Il grimpa quelques marches et s'assit dos au mur, écoutant son souffle résonner contre les parois étroites du petit couloir pentu. Au dessus de la porte qui se refermait lentement brillait un néon lumineux indiquant la sortie de secours, il se força à ne pas le regarder et fixa la colonne soutenant le plafond qui s'élevait en face de lui. Il préférait faire ça dans le noir complet. Il n'aimait pas la... voir. Il plongea sa main droite dans son boxer en se raclant la gorge, en retira sa carte magnétique et la posa sur la marche ascendante avant de se focaliser sur son bas ventre. Il sentit ses doigts manucurés entrer en contact avec des poils rugueux et épais, et il gémit de dégoût. Bill détestait les poils, et encore plus les siens. Il commençait à entourer toute sa main autour de son sexe lorsqu'un bruit feutré de pas sur la moquette attira son attention. Il retira sa main avec hâte et se releva précipitamment, hésitant entre gravir encore quelques marches pour se mettre hors du champ de vue de quelqu'un qui ouvrirait la porte, ou rejoindre le couloir comme si de rien n'était. Il était en boxer, il se dépêcha donc de monter et se pelotonna derrière la grande colonne. Il entendit le grincement de la porte qui s'ouvrait puis une seconde respiration, lente et profonde, envahir le petit espace. Il se força à respirer le plus silencieusement possible, se penchant pour apercevoir l'intrus. Et cet intrus lui était tout sauf inconnu : c'était Tom.

Bill déglutit douloureusement et descendit encore une marche. Tom venait de s'asseoir exactement sur la même marche où Bill était lui-même assis quelques secondes auparavant, et fouillait dans la poche d'un vieux baggy qu'il avait probablement enfilé avant de sortir de la chambre – lui au moins. Bill le regarda de dos allumer une cigarette et tirer dessus en courbant l'échine, et se décida à le rejoindre. De toute façon il ne pouvait pas rester là, sa carte magnétique était posée juste derrière Tom et Bill commençait à avoir froid. Il se racla la gorge, une main appuyée sur la colonne, et attendit que Tom se retourne. Ce qu'il ne fit pas.

- Je savais que tu étais là, dit-il d'un ton calme et doux.

Il souffla par la bouche et une fumée blanche s'extirpa d'entre ses lèvres entrouvertes. Bill s'approcha derrière lui et se rendit compte qu'il ne pouvait pas s'asseoir sur la même marche que Tom, alors il s'installa deux marches plus haut et fit passer ses mollets sous les coudes de Tom. Il sentit rapidement les doigts de son jumeau courir sur son tibia, formant des arabesques du bout de l'ongle et serrant la peau doucement. Ils ne parlèrent pas pendant un moment, puis Tom tendit la main en arrière et présenta la cigarette sous le nez de son frère. Bill tira dessus sans la saisir entre ses doigts, et Tom ramena la clope entre ses lèvres en baissant la tête. Bill apercevait dans la pleine obscurité des petits cheveux châtains qui rebiquaient sur sa nuque, formant de minuscules accroche-c½urs que Bill voulait démêler de son doigt. Tom se tourna soudain vers lui et baissa les yeux vers son boxer étroit, que Bill n'avait pas pris la peine de recouvrir de son T-shirt.

- T'es excité, remarqua Tom en plissant les yeux.
- J'avais vu ça aussi, ouais.
- Hum. Pourquoi tu le fais pas alors ? demanda Tom en s'appuyant contre son frère, plaquant sûrement intentionnellement le milieu de ses omoplates sur les parties de Bill.

Son anatomie s'était un peu assoupie, mais ce simple contact, au grand damne de Bill, l'éveilla de nouveau et fit bouillonner son sang à travers sa virilité. Bill ne comprenait pas vraiment cette excitation inexpliquée, mais à cet instant il ne pensait qu'à la satisfaire.

- Parce que tu es là, tiens donc, répondit-il sans vraiment réfléchir.
- Le fait que je sois là n'empêche pas celui que tu veuilles te branler, répliqua Tom avec un petit sourire adressé plus à lui-même qu'à son jumeau. Allez, te gêne pas.
- Je me gêne pas, j'ai pas envie de le faire avec toi qui es là.
- C'est un mensonge.

Bill leva les yeux au ciel, à moitié énervé de l'attitude de son frère : le fait que Bill soit dur ne l'autorisait pas à se moquer de lui plus que d'habitude.

- Il est clair en tout cas que si toi tu bandes, je peux pas le voir.
- Je ne bande pas, rétorqua Tom d'un ton assuré.
- Prouve-le.

Tom soupira, se tourna encore un peu plus vers Bill et souleva son bassin pour faire glisser son baggy sur ses cuisses. Bill, malgré l'obscurité, put très bien constaté que Tom ne portait rien en dessous. Par contre, son état n'était pas bien différent de celui de Bill.

- Ok, euh. Tu... bégaya Bill en rougissant dans le presque noir. Tu es dur.
- On dirait que tu trouves ça gênant, railla Tom en remontant son pantalon.
- Non. C'est juste que... qu'on bande en même temps et... moi je sais pas pourquoi je bande.
- Moi je pense à Ashley.
- Ok, je pense à Nena, répondit Bill du tac-au-tac.
- Nena ! se moqua Tom en rigolant, deux doigts posés sur la lèvre inférieure.

Bill se renfrogna. Tom s'approcha de lui, jusqu'à ce que leurs nez se touchent presque, et le regarda dans les yeux en respirant lentement.

- Branle-toi, dit-il à voix basse.
- Quoi ? s'étouffa Bill en reculant avec maladresse. Non, je le ferai pas.
- D'accord, moi je le fais.
- Pourquoi ?

Tom ne répondit pas tout de suite. Il contempla son frère, les sourcils un peu froncés, l'air concentré. Puis il défit une seconde fois la boucle de sa ceinture et se leva face à Bill.

- Pour voir que je suis capable de t'exciter.
- Déconne pas, t'es mon frère tu ne peux pas m'exciter.
- Justement, on va bien le découvrir, murmura Tom très sérieux.
- Tom, arrête, souffla Bill avec un petit rire nerveux, mais Tom baissait déjà son baggy pour la seconde fois.

La gorge de Bill devint soudain très sèche et il eut presque envie de détourner les yeux, par pudeur. Mais Tom n'avait pas l'air gêné et le fixait dans les yeux, observant ses moindres réactions. Il commença, doucement d'abord, à se caresser, sans gémir ou plisser les yeux. Bill eut un sursaut incontrôlé, et Tom étira ses lèvres en un sourire mesquin, son piercing rencontrant soudain la lumière, lançant un vif éclair de lumière argentée. Ses longs doigts, fins et calleux, entrecoupés de petites veinures, courant sur la base de son sexe et étirant au maximum la peau, titillant le gland du bout du pouce et remontant là où la chaire est la plus sensible, méthodiquement. Bill tressauta et se mit à respirer fort, son regard était attiré vers l'anatomie de Tom, son sang ne faisait à chaque fois qu'un tour. Oh que oui, Bill était excité. Tom se pencha en avant sans cesser ses caresses, et murmura tout doucement à Bill :

- Tu veux la toucher ?
- N-Non... bégaya Bill en rougissant.
- Tu veux que j'arrête ?
- Non !

Tom rit nerveusement, et accéléra – le souffle de Bill suivait le rythme de ses va-et-vient. Tom leva la main, Bill ouvrit la bouche hypnotisé. Tom rabaissa la main, Bill passa avidement sa langue sur ses lèvres. Bien qu'ils aient souvent pris des bains ensemble, cet instant lui paraissait tellement différent, rare et précieux qu'il osait à peine respirer. Il sentait contre sa cuisse les pulsations de son sang à travers sa virilité, et il n'avait plus qu'une idée : se libérer en regardant son frère. Les yeux de Tom devinrent fiévreux, ceux de Bill suivirent : il lui appartenait totalement à ce moment. Sa main remonta le long de sa propre cuisse et caressa sa peau nue jusqu'à la limite de son boxer. Tom se mordit la lèvre inférieure, tirant la peau vers le haut et le piercing contre sa dent, et articula en silence en regardant encore son jumeau : « Fais-le ». Bill rougit encore plus, ses cheveux se dressant sur sa nuque, il posa sa main sur son érection presque douloureuse. Tom était tellement sexy, baggy sur les chevilles, engloutissant son sexe entre ses doigts de guitariste, et Bill n'oserait pas plonger sa main au plus profond de son boxer pour se toucher, lui-même, si c'était pour imaginer Tom sous ses doigts. Quelque chose le bloquait. Tom fixa le plafond et monta simplement au septième ciel seul, Bill l'observa avec un sourire émerveillé, parce que son frère jouissait et que c'était indescriptible dans son ventre, petite boule de plomb qui se baladait dans ses entrailles – oui, parce que Tom jouissait. Ils se regardaient, presque aussi essoufflés l'un que l'autre, et osèrent se sourire. Bill se leva timidement et saisit le pantalon de son frère pour lui remonter, essuyant la semence sur ses cuisses de la paume de sa main. Il regarda sa peau rayée des lignes de vie, et leva un sourcil. Il saisit Tom par l'épaule et essuya sa propre main salie contre son nez et sa bouche, Tom se débâtit et cria presque et crachant par terre les yeux plissés.

- Putain, Bill, t'es qu'un sale enfoiré.
- Ta gueule, frère.

Tom lui asséna un gros coup de pied dans l'aine et ouvrit la porte de toutes ses forces pour disparaître vers la chambre. Bill appuya son front contre le bois de la porte, éclairé par le néon qui indiquait toujours la sortie de secours, et ferma les yeux. Il se sentait nauséeux. Il se sentait comme quelqu'un qui vient de gâcher un moment sûrement unique. Il cogna son front contre la porte plusieurs fois. Il ne se demandait même pas pourquoi il venait de faire ça. C'était puéril, ça avait tout gâché, et c'était très con de sa part. Il soupira et s'enfuit vers la chambre : le ronflement des deux G, pourquoi pas, pourrait lui faire oublier sa bêtise. Mais il y aurait Tom. Il y aurait toujours Tom, partout avec lui. Et il aurait cette erreur à assumer. Celle-ci, et puis une autre aussi.


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Bon, voilà.
Voilà voilà (eh ben ça c'est faaait. hùhù, comme dirait Tom XD)
J'attends vos comms. Combien ? Je sais pas. Beaucoup.

Plusse ? u_u"

# Posté le samedi 01 mars 2008 18:59

Modifié le samedi 01 mars 2008 20:04

××KΛPiTEL 3.

××KΛPiTEL 3.
*
Heeeey ! :')

Wie geht's euch ?



Raaah, je me sens bien c'soir ^^
Allez donc savoir pourquoi ><"
Quand je vois vos comms et ceux qui sont sur le fo' de Nok'
je saute au plafond et je lèche l'ampoule de mon halogène 8'D *out*
Je suis trop happy que ça vous plaise, et encore plusse que vous compreniez rien XD
Non mais sérieux, c'est fait exprès hein. Paniquez pas :'D Enfait, tout est fait exprès dans cette fic u_u
C'en est carrément déroutant o_o

Le 1ooo Hotels Tour (quel nom pourrave, bordel XD) commence lundi. Soit aujourd'hui depuis une demi-heure >< Et on saura enfin si Gusti's tatoo est un fake *prie pour que oui, sinon c'est la cata chez les pingouins*

'Et même que. . .' les twins vont se prendre dans les couchettes du Tour Buuus *BAFF*
Et les G dans le lounge ! *SCHBAFF*

Bwahaha. Le Yaoi vaincra. Un point c'est tout 8'D

*part se cacher*
*revient pour vous filer la suite*


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Le lendemain matin au petit-déjeuner, les deux G étaient étonnamment silencieux. Bill gardait la tête baissée sur sa tartine de confiture, léchant les côtés du pain du bout de la langue, et Tom évitait rageusement son regard. Bill pouvait sentir que son frère était en colère. Il pouvait presque sentir son pouls nerveux filer à travers sa carotide et avait honte, quelque part, de ce qui s'était passé la veille – non pas que Tom ait sans aucune gêne jouit devant lui, mais de sa propre réaction, puérile et irréfléchie. Georg se racla la gorge entre deux gorgées de café et déposa sa tasse fumante sur le bord de la table.

- Alors, sinon vous avez bien dormi ? demanda-t-il en passant sa langue entre ses dents et la muqueuse de sa lèvre supérieure.
- Pourquoi tu dis sinon ? répliqua Bill, sur la défensive. Sinon quoi ?
- Je disais sinon pour commencer la conversation, dit Georg en haussant les sourcils. Pourquoi, vous avez fait quelque chose cette nuit dont vous n'avez pas parlé ?

Son ton était moqueur et il était clair qu'il ne savait rien de ce qui s'était passé. Pourtant le c½ur de Bill se mit à battre plus vite que Bill ne l'aurait voulu et il se sentit rougir violemment. Gustav se pencha sur lui et vola la tasse de Georg du bout des doigts, portant ses lèvres sur le bord. Georg râla en relevant vaguement les yeux de son magazine mais ne broncha pas plus. Tom jeta un regard à Bill et leurs yeux similaires se rencontrèrent une demi-seconde. Le silence s'imposa, lourd et presque trop bruyant – on entendait les assiettes s'entrechoquer en cuisine, et quelques éclats de voix parvenaient du hall. Bill n'était pas à l'aise, ce qui ne lui était pas habituel.

- Les gars, vous voulez faire du shopping cet après-midi ? demanda Bill en passant sa main dans ses cheveux.
- Du shopping ? répéta Gustav en faisant tourner la tasse entre ses mains. Je pensais plutôt aller au studio et...
- Et répéter, compléta Georg en roulant des yeux. Tu veux tout le temps répéter. Je sens même plus mes doigts avec tes conneries de répétitions moi.
- Je disais ça comme ça, répliqua Gustav.

Georg lui arracha la tasse des mains et lui lança un regard qui se voulait noir mais qui parut très étrange à Bill. Il avait clairement eu l'impression que Georg venait de mater Gustav.

- Bref, je disais donc, allons faire du shopping, reprit-il en secouant la tête.
- Je ne vais nulle part, lança Tom sans le regarder.
- Pourquoi ?
- Devine.

Gustav qui tendait la main pour tirer une mèche de cheveux de Georg pour la seconde fois, s'arrêta dans son mouvement et regarda tour à tour les deux jumeaux, suspicieux.

- Oh, vous deux, ça a pas l'air d'aller. Il s'est passé quelque chose.
- Quelle perspicacité, remarqua Georg en levant les yeux au ciel.

Gustav rosit, du moins Bill était sûr d'avoir vu ses joues s'échauffer et son regard se baisser avec hâte. Il fronça les sourcils.

- Tom, tu vas m'en vouloir longtemps ? demanda-t-il d'une petite voix.
- Assez longtemps pour que tu me supplies à genoux de te pardonner. A genoux, tu vois ce que je veux dire.

Bill toussa bruyamment et frappa la table de son poing, virant à l'écrevisse. Aucun des deux G qui se trouvaient de chaque côté de lui ne fit un geste pour l'aider à respirer. Tom ricana et croqua dans un Brot. Il fixait à présent Bill de tous ses yeux, cherchant même son regard. Bill, encore rouge, portant sa main à sa propre joue et la tâtant, constata que sa peau brûlait littéralement.

- Tom, je suis désolé ok ? C'est bon, arrête.

Sa voix aussi tremblait. Tom pencha sa tête sur le côté et une de ses dreads glissa contre son visage, Bill se sentit plonger dans un gouffre. Les deux G les ignoraient parfaitement, comme s'ils n'osaient pas interrompre leur petit jeu. Bill leur jeta un regard suppliant, mais ils ne levèrent même pas la tête. Tom releva le menton et le défia presque du regard. Du moins c'est comme ça que le prit Bill.

- D'accord, d'accord. Mais tu verras, tu me supplieras... à genoux.
- Tom ! cria Bill d'une voix trop aigüe.
- Bill, la ferme.

Comme un coup de fouet, cette phrase frappa Bill de face, et il se tut instantanément. Les yeux de son frère lançaient des éclairs, il n'avait pas d'échappatoire : les affronter était plus destructeur qu'une piqûre de guêpe. Il se leva, marcha jusqu'à l'ascenseur et appuya fortement sur le bouton, son souffle était rapide et rauque. La porte coulissante s'effaça et il entra dans la petite pièce sans hésitation, observant ses pics noirs et parfaitement dressés sur son crâne dans le grand miroir recouvrant tout un côté du gros appareil. Avant que la porte ne se soit tout à fait refermée, un pied, enfermé dans une grosse basket blanche Nike, la bloqua et elle s'ouvrit toute entière de nouveau. Tom leva les yeux sur Bill, faisant glisser son regard de sous sa ceinture jusqu'à ses yeux. Il fit deux pas en avant et la porte se referma tout juste derrière lui. Pour Bill, Tom venait de le prendre au piège.

*

Bill avait de plus en plus chaud, appuyé contre une des parois de l'ascenseur. Pourquoi, ô grand pourquoi devait-il monter jusqu'au huitième étage ?! Il hésitait à jeter des regards en coin à son frère, parce que celui-ci justement, ne le quittait pas des yeux. Il se racla plusieurs fois la gorge, Bill tourna la tête vers lui et leurs regards s'entrechoquèrent. Tom plissa les yeux et Bill se sentit fondre : bientôt il ne serait plus maître de ses mouvements.

- Hier soir, c'était une humiliation.
- Il n'y avait que toi et moi, railla Bill en roulant des yeux.

Il avait l'impression que l'espace dans lequel ils étaient n'était pas assez grand pour eux deux. Il se rappela qu'il avait passé huit mois et demi entièrement collé à son frère et se sentit ridicule.

- Et alors ? rétorqua Tom d'un air énervé. Je préfère être humilié devant n'importe qui que de l'être devant toi.

Bill se sentit tout attendri.

- Parce que toi tu serais bien capable de me le rappeler dans dix ans.
- Tom, t'es con... souffla Bill.
- Maintenant on doit redevenir quittes, dit Tom après quelques secondes de silence.
- Si tu insinues que je vais être obligé de...
- Oui, j'insinue bien ça oui.

Bill déglutit et eut l'impression d'avaler une enclume tombant directement dans son estomac déjà malmené par la présence de son jumeau. Bill avait l'impression que Tom se rapprochait de lui au fur et à mesure que l'ascenseur gravissait les étages. Bill observa le numéro des étages défiler, espérant accélérer l'ascension de l'appareil avec son regard. Tom se pencha soudain en avant et frappa un gros bouton rouge, la petite pièce s'immobilisa et Bill dût s'accrocher aux parois pour ne pas tomber.

- Qu'est-ce que tu fous ? s'écria-t-il en fronçant les sourcils, bras et jambes écartés.
- Retires ton pantalon.
- T'es malade ?
- Retire ce putain de pantalon, ordonna Tom l'air sérieux.

Bill, comme animé par une force invisible, porta ses deux mains à sa ceinture et la déboucla à la va-vite, se retrouvant bientôt le jean baissé aux chevilles. Tom lui demanda s'il était prêt, Bill répondit que oui sans avoir aucune idée de ce que son frère allait l'obliger à faire. Mais quoi que cela pouvait être, Bill avait comme le pressentiment qu'il obéirait sans discuter. Quelque part, il avait presque envie d'obéir à Tom, juste d'avoir ce sentiment d'être dominé. Surtout si c'était Tom qui dominait. Tom se pencha, posa un genou sur le tapis de l'ascenseur et retira entièrement son pantalon à Bill, prenant ses deux pieds l'un après l'autre et les soulevant pour faire coulisser le jean sur le plancher. Il se redressa le jean dans les bras, Bill sentit qu'il caressait sa cuisse au passage et tout son corps frissonna, puis Tom s'appuya contre la porte de l'appareil et fit une moue concentrée. Bill attendait qu'il parle pour pouvoir s'abreuver de ce qu'il dirait, de la façon dont il le dirait et l'expression que prendrait son visage lorsqu'il parlerait. Avec un peu de chance, pensa Bill, son piercing cognerait même contre une de ses dents légèrement avancées.

- D'accord. Maintenant, tu m'enlèves gentiment ce boxer et tu te branles. Et tu jouis avant d'arriver au huitième étage.
- Pardon ? bégaya Bill.
- Tu m'as entendu. Et si tu y arrives pas, je te préviens : ce sera la honte devant tout le monde. Genre la honte que dans dix ans tout le monde te la rappellera.

Bill voulut répondre qu'il était hors de question qu'il se touche et monte au septième ciel en cinq étages, mais Tom ne lui en laissa pas le temps et enchaîna en secouant la tête :

- Top chrono.

Disant cela, il appuya une nouvelle fois sur le gros bouton rouge, l'ascenseur s'ébranla et recommença sa lente ascension. Bill sentit son c½ur suivre le mouvement, accélérer et décoller pour atterrir directement dans sa gorge. Le pire, c'est qu'il connaissait son frère : orgueilleux, rancunier, et souvent très salop. Il n'aurait aucune gêne à l'humilier publiquement. Plus que quatre étages. Bill, par réflexe désespéré, s'approcha fébrilement de son frère qui l'observait avec un sourire et se colla contre lui, plongeant ses deux mains directement dans son propre boxer. Tom ne souriait plus et son beau visage exprimait une surprise certaine. Bill ne pouvait même plus se reculer, s'arrêter, il ne pouvait plus regarder Tom et fixer son air un peu ahuri. Il s'avança violement et colla ses lèvres sèches et râpeuses contre celles légèrement ouvertes de Tom, enfonça sa langue dans sa bouche : son corps agissait sans son cerveau. Celui-ci était abandonné, laissé en arrière, avec un temps de retard. Le contact de la bouche de son frère procurait à Bill un plaisir plus immense encore que ses doigts contre son sexe dressé contre la cuisse de Tom. Il sentait son sang pulser dans son membre, il sentait ses mains entourées autour de la chaire, il sentait son petit doigt appuyé à la base de la verge, mais tous ces contacts délicieux étaient devancés par celui qui scellait leurs deux bouches grandes ouvertes. Bill ne savait pas si Tom ouvrait la bouche pour parler, pour l'embrasser, il ne savait rien. Depuis combien de temps étaient-ils là à se rouler une pelle magistrale, Bill se tripotant dans le même temps avec plus de motivation que toutes les fois précédentes réunies ? Lorsque le petit tremblement de l'appareil qui s'arrête se fit ressentir dans le creux du ventre de Bill, son sexe pulsa une dernière fois au bas de son aine et il jouit presque silencieusement contre la bouche de Tom, les yeux anormalement fixés vers le plafond. Il se recula en chancelant un peu, boxer abaissé au milieu des cuisses, et n'osa même pas regarder son frère. Le rideau de fer qui empêchait la porte de l'ascenseur d'être ouverte s'effaça, Tom poussa le battant de son dos et ouvrit la porte toute grande, un sourire sadique déformant son visage. Bill, à moitié nu et trempé de sperme, se trouva debout face à deux grooms, une dame d'un certaine âge dont les doigts entiers disparaissaient sous les bagues, et malheureusement... face à Saki et à David. Bien avant que le rouge ne lui monte au joues ou que l'idée de remonter son boxer ne lui vienne en tête, il regarda Tom avec un profond dégoût, il ne pouvait ni commenter cet acte de vengeance ni se souvenir du temps, les secondes précédentes en faisaient partie, où il avait aimé son frère de tout son être, où il avait aimé son frère tout court.

*

Il aurait bien aimé n'avoir dans son esprit qu'un profond désir de vengeance. Il aurait bien aimé le haïr vraiment, il aurait bien aimé oublier tous les moments qu'ils avaient pu passer ensemble, il aurait bien aimé ne pas espérer que Tom s'excuserait. Mais il n'y arrivait pas. Pour lui, tout était confus, effacé, il n'arrivait plus à s'y retrouver, dans tout ce bordel qu'il avait l'impression d'avoir lui-même causé. Sa réaction, il est vrai, avait été complètement inappropriée face à son frère encore à moitié nu devant lui. Quelque part, il ne pouvait s'empêcher de se dire que ce qu'il avait subi était entièrement de sa faute. Ou du moins un peu. Ce qu'il ne supportait pas et reprochait le plus à son frère, c'était le regard que David lui avait lancé à cet instant-là, et le regard que Saki avait pour lui depuis. Il se sentait inférieur face à tous ces regards moqueurs, compatissants, apitoyés. Il se sentait insulté par la pitié des clients de l'hôtel qui avaient ouï-dire de l'anecdote. Il se sentait haïr tous ces gens, tous les mêmes, qui l'avaient vu ou imaginé nu, humilié, le rouge aux jours. Il se sentait haïr ceux qui avaient entendu que Bill Kaulitz avait été publiquement humilié par son propre frère. Il se sentait une haine contre le monde, soudaine, foudroyante, il sentait une haine contre lui-même aussi. Il passait ses jours tête baissée, il n'osait plus affronter les regards et les chuchotements. Une certaine paranoïa le faisait se sentir observé, épié, critiqué. Il n'osait plus rien. Les médias n'avaient encore rien appris de cette histoire, Bill était sûr que David y était pour quelque chose. Cela le dégoûtait. En lui, la seule personne qu'il ne haïssait pas, c'était Tom. Lui-même ne savait pas pourquoi. Pour son manque de c½ur éblouissant, pour le goût éc½urant de ses lèvres, pour son regard brûlant et vainqueur face à Bill nu sous les yeux de cinq personnes ? Tout cela poussait Bill à le détester, mais la rage et la colère passées, comme la trace noire d'une brûlure au fer rouge, la haine qu'il avait éprouvé pour son jumeau s'estompait et seul le souvenir de la douleur faisait mal à présent.

- Mange donc, Bill.

Cette voix, douce, appuyée par une grande main rassurante posée sur son épaule, s'encra à l'intérieur de Bill et il sentit deux grandes ailes se fermer sur lui, étouffant son souffle difficile. Bill sentait son corps se recroqueviller, il voulait pleurer, s'enfuir. Il voulait crever.

- Pas faim.
- Pourquoi t'as pas faim, hein ? demanda Gustav en retirant sa main et en s'affalant contre le dossier de sa chaise. Tu adores les frites d'habitude.
- Je me sens pas d'humeur à bouffer des frites, murmura Bill en faisant tourner son couteau entre ses doigts.

Il entendit pouffer à sa gauche et tourna violement la tête, le regard sombre et les pupilles dilatées. Il se sentait prêt à exploser ; il était prêt à exploser à la gueule de celui qui venait de rire de lui. Mais pourquoi se demandait-il qui avait ri ? Evidemment c'était Tom. C'était couru d'avance. Son regard était fixe et ses épaules légèrement relevées contre son cou. Bill avait envie de se jeter sur lui et de le tuer. Il ne savait même pas ce qui animait cette colère enfouie en lui, il ne le haïssait même pas.

- Pourquoi tu ris ? cracha-t-il à l'adresse de son jumeau en détournant les yeux.
- Parce que tu m'amuses.
- Je t'amuse, répéta Bill sur la défensive.

Tom s'éclaircit la gorge et énonça bien fort :

- Tu es ridicule, ça va faire trois jours et tu stagnes sur cette histoire.
- Quelle histoire ? s'enquit Georg en volant une frite dans l'assiette de Gustav.
- Rien, s'empressa de dire Bill, jetant un regard insistant à Tom.
- Comment ça rien ? se moqua Tom en secouant la tête. Bill s'est tapé la honte dans l'ascenseur.
- Tu m'as foutu la honte, rectifia Bill à voix basse.
- Disons qu'il était dans une posture dérangeante lorsque la porte s'est ouverte.

Tom se pencha par-dessus la table pour continuer un ton en dessous, bien que la salle fut vide :

- Il avait le jean aux chevilles.

Georg ouvrit des yeux bleus immenses et Gustav parut disparaître dans son assiette de frites. Bill aurait pu jurer que Gustav était déjà au courant. Il ne songeait même pas à essayer d'interrompre son frère. C'était peine perdue. Ce salop trouverait le moyen de parler, de l'ouvrir et de l'achever peut-être. Pourquoi pas, de toute façon maintenant, rien ne pouvait rendre la situation pire qu'elle ne l'était déjà.

- Ben, Bill, et toutes ces filles qui veulent que t'en tailler une, tu les fais plus profiter ? railla Georg en lui filant un coup de coude dans les côtes.

Bill tenta un sourire et remarqua que Tom avait la mâchoire crispée. Il ne semblait plus vraiment s'amuser de la situation. Bill eut un réflexe qu'il n'aurait pas pensé avoir, et qui fut d'énerver encore Tom, juste pour voir.

- Oh, t'inquiète pas, elles s'en donnent à c½ur joie ! s'écria-t-il avec une fausse joie. Hier encore, justement, il y avait cette petite blonde, tu te souviens ?
- Ouais bon, le coupa Tom avec un agacement palpable. On s'en fout de ce qu'elle t'a fait.
- Moi ça m'intéresse, s'esclaffa Georg.

Tom lui jeta un regard tellement menaçant que Georg cessa de rire en une seconde et son visage redevint sérieux et concentré, sourcils froncés. Bill était surpris, et quelque part agréablement surpris, de cette réaction. Tom était-il... jaloux ? Bill fixa son assiette et renifla pour s'empêcher de rire. Tom se tourna vers lui et un instant, Bill crut qu'il allait poser ses points contre ses hanches comme leur mère lorsqu'elle leur ordonnait de ranger leur chambre.

- Qu'est-ce qui te fait rire ? demanda-t-il d'un ton excédé.
- Ce qui me fait rire ? Tu ne leur as pas dit ce que tu faisais justement quand cette satanée porte s'est ouverte, ne fais pas tellement le fier Tom.
- Qu'est-ce qu'il faisait ?! s'écria Gustav en se redressant soudainement.

Tom ouvrit la bouche, pris de cours, et se mit à bégayer quelques débilités avant de protester en pointant son index vers Bill :

- Tu mens !
- Je mens ? demanda Bill avec un air innocent. Ah, bon.
- Bill. Dehors.

Tom se leva et sortit dans le couloir toujours désert qui séparait le réfectoire de l'hôtel du grand hall tout en bois massif et en miroirs. Bill, sans vraiment réfléchir une fois de plus, le suivit et referma calmement la porte derrière lui. Il pouvait entendre à quelque pas de lui Tom frapper le sol de sa basket et il l'imaginait les bras croisés et les sourcils froncés. Il l'imaginait énervé.

- J'espère que ça t'amuse ?! s'écria-t-il une fois le battant soigneusement refermé.
- Que ça m'amuse ? répéta Bill, ahuri par une telle connerie. Que ça m'amuse de me faire humilier dès qu'on rencontre quelqu'un qui n'est pas au courant ? Que ça m'amuse que tu m'ais humilié au centuple de ce que je t'ai fait ? Que t'es qu'un putain de sadique et que je te hais sincèrement ? Non, ça ne m'amuse pas Tom.
- Tu le méritais, répliqua Tom d'un ton plus calme. Tu es toujours avec tes manières de diva, tes caprices, ton rire de nana en chaleur, ton orgueil, ton égocentrisme. T'es sûr de toi, de ton charisme, pour toi c'est simple tout le monde t'aime et te veut. Ouais, ben non désolé, c'est pas comme ça la vie.
- Tu peux parler, t'es mal placé pour me donner des leçons. Si coucher avec tout ce qui contient un vagin pour jeter l'emballage ensuite, c'est pas prouver que son ego est surdimensionné, je veux bien savoir que ce c'est.

Tom ne répondit pas tout de suite et soupira deux fois avant de répondre sur un ton lent et suffisant, comme s'il s'adressait à un enfant de dix ans :

- Toi et moi, on se ressemble pas au fond. On se ressemble pas du tout.

Cette phrase fit l'effet d'un électrochoc à Bill, ce n'était pas comme une agression mentale démultipliée par mille, mais une agression physique démultipliée par cent mille. Il sentit comme s'il mourait, comme si toute sa vie passait devant ses yeux et s'enfuyait loin de lui sans qu'il ne puisse garder en mémoire ses souvenirs. Les mots de Tom étaient comme un couteau planté dans son c½ur, comme de l'arsenic agissant lentement sur son système nerveux, comme une bouffée d'air dans les branchies d'un poisson. Il se sentit comme électrocuté, son esprit se vida et il ne sut pendant un moment même plus qui il était. Alors, comme une réaction incontrôlée d'auto-défense, il perdit conscience.


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Hop, un nouveau chapitre à vous mettre sous la dent 8D
Vous en pensez quoi ? u_u

Diiites, vous m'faites de la puuuub ? *____*
*espère trop*

*va bouder*
*revient*
Bon, bon.
Bonne nuitée, petits Leute d'amùùr <3

# Posté le dimanche 02 mars 2008 18:23